Parce que le destin il faut le provoquer, et que nous sommes un tout petit pays de 800.000 habitants, presque l'effectif du groupe BMW avec la sous-traitance, 2061km² de superficie, l'équivalent d'une ferme aux USA ou en Australie, avec une nature généreuse, une terre fertile, une mère poissonneuse, une élite formée dans les grandes universités du monde entier, et pour couronner le tout une population extrêmement sage et profondément croyante, nous avons raison de penser, eu égard aux mille et un avantages et privilèges que le témoin intègre à mis à notre disposition, que notre pays mérite un a
utre avenir, un autre destin et une autre trajectoire.
D'où l'idée motrice, de la création de la fondation des Comores en 2007, une institution reconnue d'intérêt général, et d'utilité avec un objectif à la fois éducatif, social et humanitaire.
Pour répondre aux besoins et sollicitations de la population, et dans la mesure où et parce que, tous les indicateurs de tendance, de la vie économique et sociale ont viré au rouge, l'institution a donc décidé avec le concours de toutes les bonnes volontés, de lancer son programme d'action nationale baptisé << SOS COMORES >>, articulé autour de deux axes Prioritaires :
1 - LE PROJET
Pendant deux années pleines, après enquêtes et études réalisées sur le terrain ( villes, villages et régions) nous avons constaté avec amertume et désolation, l'effroyable détresse dans laquelle se trouvent plongés notre pays et notre population.
Nous vous livrons ici à vous tous : pouvoirs public, société civile, communauté internationale, monde de la générosité et des médias, et après avoir touché du doigt les réalités comoriennes, notre diagnostic, et le remède que nous préconisons pour essayer d'apporter un début de solution à cette hémorragie sociale.
Voici donc notre analyse, notre constat, suivi de notre prescription :
Dans les 22 régions et ou sous régions ( 12 en grande comore, 5 à anjouan et 3 à moheli ) que compte le pays, il n'existe aucune structure de secours ( terre - mer ) organisée.
La mission de la fondation, c'est dans un premier temps, de doter chaque région d'une voiture ambulance, d'une vedette de secours, avec système d'alerte centralisé.
L'extrême pauvreté dans laquelle se trouve la population, nous commande de créer de toute urgence, trois pharmacies humanitaires sur l'ensemble du territoire, afin de permettre aux plus démunis d'avoir accès aux médicaments de premières nécessités.
Le paludisme, une pandémie qui fait énormément de ravages, parce qu'il tue chaque année des centaines et des centaines de personnes ( hommes, femmes et surtout nourrissons ), doit être combattue avec la dernière énergie.
Pour essayer de juguler ce fléau, nous avons donc lancé un appel international pour obtenir 30.000 moustiquaires imprégnés longue durée, pour une distribution gracieuse, dans tous les foyers comoriens et sans exception.
La lutte contre la sécheresse, qui frappe chaque année notre pays, passe par la construction dans chaque région, de citernes à très forte capacité.
Pour répondre aux besoins d'une jeunesse désolée, désœuvrée et livrée à elle même, avec tous les dangers et risques qui la menacent ( alcool, drogue, vol, racket, viol, pédophilie, prostitution, criminalité, pertes de repères et des valeurs...) nous offrirons de l'écoute, de l'orientation, et nous avons comme ambition de construire également dans chaque région une maison de jeune et de la culture ( MJA ) et un complexe sportif.
A notre éducation nationale, aujourd'hui sinistrée et complètement défigurée par une privatisation à outrance, avec toutes les conséquences que l'on sait ( droit de cuissage, monnayage des diplômes, une fille = un portable, prostitution de famille entières......) , nous lancerons un grand débat national, pour sauver notre éducation, et pour le retour de la gratuite de l'enseignement, comme nous l'avons connue depuis toujours jusqu'à novembre 1989 .
A notre santé gravement malade par la marchandisation de l'acte médical, et qui a fait que le comorien n'ose pas s'y rendre à l'hôpital, parce qu’il faut payer, nous sonnerons également le tocsin, pour un grand déballage et pour le retour de la gratuité des soins, comme ça a toujours été le cas, jusqu'à novembre 1989.
L'agriculture et la pêche, jadis fer de lance de notre pays sont aujourd'hui à l'abandon, ce qui fait que manger à midi relève de l'exploit.
Nous lancerons une mobilisation générale, avec la création de comités régionaux de sensibilisation, pour sauver notre principale richesse nationale.
Aux personnes âgées et en difficultés, nous répondrons par un recensement général, suivi d'une aide directe et personnalisée.
Aux diplômés des métiers manuels, une aide à la création de leur micro entreprises leur sera offerte, avec bien entendu suivi et contrôle.
Aux universitaires sans emplois, et autres assoiffés de savoir et de connaissance, l'institution leur annonce déjà , l'existence de bourses d'études avec prise en charge totale, offertes par AEE ( assistance étudiants étrangers ) , organisme basé aux USA et au Canada.
Pour être proche du terrain et de tous les citoyens, la fondation compte y ouvrir une antenne à Wani ( Anjouan ) et à Djoiezi ( Mohéli ).
Nous comptons également créer une association internationale, des amis de la fondation des Comores.
2 - LES RESSOURCES
Pour financer tous ces projets, la fondation a donc besoin de l'argent et beaucoup d'argent.
Nous avons donc estimé ce programme d'action national, à hauteur de 4 milliards de franc comoriens, soit l'équivalent de 8 millions d'Euros.
Et pour obtenir le financement de tous ces projets, le monde de la générosité internationale ( mécénat, philanthropie, banques, entreprises....) sera largement sollicité.
Des invitations seront personnellement adressées, à ces généreux donateurs, pour visiter l'archipel, dans une démarche de sensibilisation.
Une campagne de sensibilisation internationale sera lancée à partir de la France, dans la presse écrite, radio, télévision; et dans le monde de la toile.
L'institution sera aussi emmenée à organiser des manifestations ( soirées, expositions, conférences....) pour la récolte de fonds.
Pour conclure, nous savons depuis la nuit des temps, que tout ce qui a été réalisé par l'homme, a été d'abord rêvé puis imaginer, et ce malgré les échecs, les obstacles, les critiques et les moqueries.
Nous savons aussi, et les faits sont là pour en témoigner, que là où il y a une volonté, il y a un chemin, et que le courage force l'obstacle.
C'est bien cette volonté, cette passion et cet amour pour notre cher et beau pays, qui nous anime aujourd'hui, avec la création de cette institution au profit exclusif de notre peuple.
Nous avons donc un devoir d'audace, une obligation de résultats à l'endroit de notre pays, qui s'est donné tant de mal, pour parfaire notre éducation.
Car, et Inch Allah notre pays va certainement guérir de tous les maux dont il souffre depuis maintenant 36 ans, retrouver sa force et sa vitalité d'antan. Et ce jour là, le pays saura récompenser ses dignes fils.
Notre institution est donc ouverte à toute idée, réflexion et ou proposition susceptible de nous faire avancer.
Notre boite à idée a été spécialement crée pour cette raison.
Pour finir, prions l'infiniment grand par essence et par excellence, maître de l'ordre universel, du levant et du couchant, de l’orient et de l'occident, et détenteur du meilleur logiciel, pour la réussite de ce projet ô combien ambitieux.
Hachim SAID HASSANE
Président de la fondation des Comores.